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ENTRETIEN : IRIKO SLAM, « J’aurais voulu que ma mère soit présente à mes côtés pour me voir grandir et déployer mes ailes. Mais hélas, elle n’y est pas… »

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Activiste, slameuse, pratiquante des arts de scène, jeune et dynamique, elle est une artiste Béninoise pleine de surprise et qui n’a pas peur de prendre des risques.

On l’a vu en œuvre en 2021 sur le Tradi Mode Challenge de l’agence Arc-en-ciel Event où elle a été Lauréate et Ambassadrice de la 1ère Édition de ce Challenge.

De son vrai nom DOKO Esther Iriko Charlène alias IRIKO SLAM sur scène, elle a accepté de s’ouvrir au public dans ce numéro de votre magazine. Découvrons ensemble l’artiste !

Par Pharès Bignon

LA Mag : Bonjour Iriko, dites-nous, l’aventure Tradi Mode Challenge c’était comment ?

Iriko Slam : L’aventure pour moi était un moment de découverte, de rencontre, de partage et surtout de travail. De bons moments passés avec les candidats.

LA Mag : Votre première scène remonte à quand et quelles ont été vos impressions ?

Iriko Slam : La première fois que j’ai tenu le micro, c’était en classe de maternelle lors de la Noël des enfants. Et avant même ce jour, je me voyais être une femme de scène, des mots en grandissant et réellement, je suis ce chemin. Puis j’y travaille toujours.

LA Mag : Quelle est votre actualité culturelle ?

Iriko Slam : De nouveaux projets établis, des scènes, et puis EJACULAT revient très bientôt.

LA Mag : Justement en parlant d’EJACULAT, votre premier concert solo à l’Espace Mayton d’Abomey-Calavi, Quel bilan en faites-vous ?

Iriko Slam : Un bilan réjouissant de voir toute une foule de personne sortir pour ma petite personne. C’est le moment de remercier toutes ces personnes qui ont apportées une touche à ce spectacle et au charmant public qui ne m’a pas mise de côté. Un sincère merci à tous les partenaires et surtout à Mme et M. CAKPOSSE, Mme Zato de Interluxe, AJDAC-ONG, Oracle Média Group, Lyric’Art Média, à toute l’équipe de création El-Katib, Chakirou, Emmanuel, Samson, Kéïrath, Anne-Marie, Houéfa, tout le monde sans exception.

LA Mag : Si vous devez corriger quelque chose pour mieux faire lors d’un autre concert ce serait quoi ?

Iriko Slam : Le travail encore et encore.

LA Mag : Récemment vous avez effectué quelques déplacements dans la sous région… quelles plus-values pour vous ?

Iriko Slam : De ces sorties, j’apprends énormément. Je cultive plus la tolérance envers toutes ces belles âmes venues de divers horizons avec qui je dois collaborer dans une parfaite harmonie. Des échanges de donner et recevoir riches.

LA Mag : Quelle est la scène qui vous a le plus émerveillé jusqu’à présent ? Et pourquoi ?

Iriko Slam : Hum, rires. Toutes les scènes m’ont émerveillées. Elles ont toutes une particularité qui me prend. Il y a par exemple une scène à l’Université d’Abomey-Calavi où le public estudiantin était dans le bain de ce qui se disait. En vrai, toutes mes scènes m’apportent un truc.

LA Mag : La dernière fois vous étiez sur scène avec d’autres slameurs à Artisttik Africa, dans le cadre du projet SLAM UP. Palez – nous de cette expérience artistique que vous avez vécue ?

Iriko Slam : Une belle expérience auprès de Dada Harmonie Byll Cataria grâce à mon collectif Gbélisa Na Disa, avec mes paires, c’était une autre manière de découverte pour nous. Puis ce n’est qu’en travaillant que je pourrai gravir les échelons.

LA Mag : Pouvons-nous en savoir plus sur vos projets futurs ?

Iriko Slam : EJACULAT revient avec de nouvelles saveurs. Préparez-vous…

LA Mag : Quel est le plus grand regret de Iriko ?

Iriko Slam : Tout fait partie de mes expériences de vie pour mieux mûrir et avancer. Un grand regret ? Ce serait quoi ? Je n’ai pas de contrôle sur le souffle, j’aurais voulu que ma mère soit présente à mes côtés pour me voir grandir et déployer mes ailes. Mais hélas, elle n’y est pas. Et heureusement que le peu de temps passé auprès d’elle m’a forgée une personnalité que j’apprends à affirmer.

LA Mag : Que reprochez-vous au monde artistique béninois et que proposez-vous pour améliorer les choses ?

Iriko Slam : Que puis-je reprocher ou dire que vous ne savez déjà ? Ce qui est sûr, rien sur le feu ne peut contenir de vers (nou é no adodji ô dé non dji wé a).

LA Mag : Pensez-vous que la jeunesse féminine a un avenir dans le showbiz béninois ?

Iriko Slam : Bien sûr. Ne sommes-nous pas humaines ? Est-il écrit que c’est l’homme seul qui doit évoluer ? Nous avons tous et toutes le devoir et le droit d’évoluer.

LA Mag : Iriko, un cœur à apprivoiser ?

Iriko Slam : Iriko est une jeune fille noire avec un sourire en tout instant. Donc normal qu’elle ait des concurrents, des prétendants. Elle a un cœur qui bat et elle fait battre le cœur des gens également. Puis, ses projets lui tiennent plus à cœur dernièrement.

LA Mag : Que diriez-vous pour conclure ?

Iriko Slam : Merci pour l’interview. Merci à toutes et à tous. Gardons la bonne humeur à partager autour de nous. Je vous aime.

Itw : Pharès Bignon

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