VI-PHINT : La chanson est pour nous une source d’énergie, une religion qui nourrit l’âme…

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Il faut qu’on développe ce système de mécène où un entrepreneur, à travers un artiste, puisse se développer et en même temps développer l’artiste…

Lyric’ Art : Bonjour Vi – Phint vous êtes un grand nom de la musique béninoise parlez-nous un peu de vous ?

VI – PHINT : Moi on m’appel Vi – Phint. Je suis chanteur béninois, je me base sur la réalité culturelle de mon pays pour faire la musique, histoire de permettre à ce que ces valeurs nobles ne disparaisse, voilà ce que je peux dire

Lyric’ Art : Comment êtes-vous arrivé à la musique ?

VI – PHINT : Bon c’est le destin, c’est plus fort que moi parce que moi, si aujourd’hui je suis là où je suis, je dis c’est le destin. Je ne suis pas allé à la musique parce que je n’ai pas d’autre issu c’est – à – dire il y a quelque chose qui m’a poussé, qui était plus fort que moi et qui m’a prise de force. Voyez-vous c’est un peu ça, les gens ont tendance à croire que beaucoup de chanteur vont à la chanson parce qu’ils n’ont pas d’autres possibilités, ça peut être vraie, mais moi je dis ce n’est pas le cas à mon niveau. Moi je suis né dans un milieu où tout le monde chante pratiquement et c’est ça qui m’a vu grandir. J’ai été forgé dans ça, ce qui fait que je ne peux pas me passer de la chanson. La chanson chez nous, c’est comme une source d’énergie, le grand père au champ entrains de travailler doit chanter nécessairement parce que c’est un travail de longue haleine et pour qu’il y arrive, il est obligé de chanter. C’est comme une source spirituelle dans laquelle il puise une sorte d’énergie en chantant. La chanson est pour nous autres comme une religion, c’est autre chose carrément qui nourrit l’âme.

Lyric’ Art : Vous avez un style particulier de musique pourquoi avez-vous choisi ce style ?

VI – PHINT : C’est ce que je vous dis parce que moi je ne suis pas un chanteur urbain, j’ai grandi au village dans des réalités purement béninoise. Les gens vivent la chanson autrement dans ces milieux-là, les gens ne vivent pas la chanson comme nous en ville. C’est autre chose, c’est comme une femme est en train d’accouché et les autres dehors sont entrains de chanter et ainsi de suite. Ce n’est pas ce que nous faisons en ville, ici c’est beaucoup plus commerciale, non ce n’est pas ça. Dans ces milieux la chanson est comme un genre de fétiche et la relation entre la chanson et les êtres qui pratique la chanson là-bas ce n’est pas ce que nous avons en ville, les gens vénère pratiquement leur chanson. Il y a même des chanteurs dans des rythmes donnés et avant de commencer par chanter dans ces rythmes-là, on est obligé de nous initier, de faire des rituels. c’est dans ça que moi j’ai grandi et c’est ça qui m’a forgé… ça c’est collé à mon âme et je ne peux pas me séparer de la chanson c’est pourquoi je dis, moi je ne suis pas un chanteur ordinaire comme tout autres, je respecte tous les chanteurs parce qu’un chanteur reste un chanteur mais je dis, moi ce que je fais c’est pratiquement autre chose ça n’a rien à voir…
c’est vrai aujourd’hui j’ai la chance d’être en contact avec la modernité, ça me permet de prendre des ressources à ce niveau pour venir enrichir, pour venir développer ce que j’ai eu depuis mon enfance, voilà un peu ce que je peux dire par rapport à ce style de musique que je fais. C’est un genre de musique qui pratiquement est une musique traditionnelle, une musique des réalités culturelles et cultuels du Bénin et qui est fait avec des ajouts de ce que nous qualifier de musique moderne et les instruments harmonique, Comment arrivez à les joué dans ce style de musique. Voilà c’est le travail là que j’ai fait mais le début, la base, c’est ce que je vous ai dit : c’est de la musique purement énergique

Lyric’ Art : Quels messages véhiculez-vous à travers vos chansons ?

VI – PHINT : c’est ça la réalité. les chanteurs de ces milieux – là ne sont pas des chanteurs figés par rapport au message, c’est des chanteurs dès qu’ils sont animés par un fait, dès qu’ils vivent un problème, un évènement ils chantent systématique donc au fait des Poètes, c’est des chanteurs à terme, des gens qui utilisent, qui peuvent prendre des problèmes de la société et développer ça dans une chanson, donc moi je ne suis pas un chanteur qui est calé sur des thèmes donnés, je chante tout, tout ce qui a rapport avec l’existence de l’homme : la vie, l’amour, tout. Je peux chanter l’amour sous sa forme vulgaire, femme avec les grosses fesses… je peux chanter l’amour sous sa forme spirituel, grandeur et tout ça… tout dépend de l’évènement.

Lyric’ Art : Quels sont les difficultés que vous rencontrez dans la musique ?

VI – PHINT : Les difficultés ici au Bénin sont énormes c’est pourquoi moi je voudrais tirer un coup de chapeau aux collègues chanteurs pour les encourager de s’armer de courage parce que ce n’est pas facile. C’est un métier qui vous absorbe, qui vous prend tout votre temps mais en réalité ici au Bénin vous n’êtes pas sûr du retour que cela vous apporte et c’est en cela que c’est vraiment difficile. Et c’est à Compter avec tout l’esprit machiavélique qu’on connait et qui se développe sur la place, c’est de ça qu’il s’agit. Les difficultés ne se posent pas en termes de savoir-faire, en termes de ressource. Les difficultés ici dans le domaine de la chanson se posent en termes de relation entre des gens qui travaillent dans un même domaine. Quand on parle de la musique, du showbiz c’est tout un ensemble et c’est ça le problème, il y a l’Etat, il y a les producteurs, il y a les managers, il y a les maisons de productions et tout ça. L’artiste béninois, je vous dis, nous avons de très bon talent en matière de musique au Bénin. Le gros problème se situe à ce niveau où un chanteur n’a pas la possibilité d’avoir son équipe, il n’a pas la possibilité d’avoir ses musiciens parce que le chanteur ne peut jamais évoluer sans ses musiciens ce n’est pas possible. Il y a beaucoup de paramètres qui font qu’aujourd’hui au Bénin tu n’es pas sûr d’avoir une équipe derrière. Ce sont des musiciens et dès qu’on l’appelle il vient jouer et c’est tout. La musique c’est comme aussi un jeu de football où quand vous n’êtes pas ensemble, quand vous n’avez pas l’habitude de jouer ensemble, le jour où vous venez au spectacle, il aura toujours de problème. Et c’est ça qui fait le problème des chanteurs béninois aujourd’hui, quand ils doivent venir sur une scène live avec des musiciens il y a toujours des problèmes parce qu’on n’a pas le temps, on ne joue pas ensemble. C’est à deux ou trois semaines du spectacle qu’on colmate les gens, on les met ensembles et on dit qu’on veut aller jouer, ce n’est pas comme ça, ce n’est pas sérieux. Il faut que les musiciens, même si c’est deux ou trois musiciens, il faut que ces musiciens soit vraiment là pour le show chanteur et qu’ils puissent faire un travail de débats surtout le domaine de la musique de recherche tel que nous sommes en train d’en parler. Si vous n’avez pas une équipe derrière vous, vous ne pouvez pas, il n’y a rien à faire. Ce n’est pas de la musique urbaine où vous pouvez appeler un DJ sur la scène, il est là, et juste il y a un batteur derrière et on fait des messages et puis ça marche. Non c’est de la musique vivante où c’est humanisé, c’est les hommes qui doivent tout faire voyez-vous les gros problèmes se situe à ce niveau-là.
Pour résoudre ces problèmes, si vous le permettez il faut nécessairement que l’industrie du showbiz se développe. Maintenant en attendant ça qu’est ce qui faut ? Il faut des mécènes, il faut des gens, comme dans les autres pays africains, qui sont capable de dire tel artiste, comme moi je suis patron, je suis PDG d’une société, je le prends et c’est comme si c’est mon label. Je le développe et par lui je fais la promotion de mes produits. Il faut que le gouvernement travail à développer des systèmes pareil pour les artistes béninois parce que le béninois est tellement craintif qu’il ne veut pas mettre son argent dans un domaine s’il n’est sûr de gagner. Alors que la musique, le showbiz paraît comme un domaine où on ne peut pas être sûr à l’avance et si c’est au Bénin c’est pire. Donc ce qu’il faut faire en attendant que les gens ne comprennent c’est que les bailleurs, les entrepreneurs arrivent à comprendre que c’est un domaine où on peut faire tout ce qu’on veut en termes de fortune. Il faut qu’on développe ce système de mécène où un entrepreneur, à travers un artiste, puisse se développer et en même temps développer l’artiste. C’est ce que moi je peux proposer en terme de proposition de solution pour ces problèmes.

Lyric’ Art : Comment arrivez-vous à concilier votre travail et la musique ?

VI – PHINT : Ce que vous venez de dire, cette question effectivement me cause des problèmes par rapport à mes contrats parce que ce n’est pas au fait un problème pour moi, mais les autres voir ça comme un problème. Par rapport à moi le problème ne se pose pas. Concilier la musique avec mon travail administratif ne me pose pas problème parce que aujourd’hui, Dieu merci j’ai eu la chance de convaincre, de faire quelque en matière de musique au Bénin et tout le monde reconnait. Ça me permet dès que j’ai un contrat qui doit me prendre peut être un mois ou deux, de pouvoir solliciter une permission au niveau de l’administration. Le problème c’est que les gens se disent, celui-là si on l’appel sur un contrat de long duré ce n’est pas sûr qu’il va assumer et du coup ça me crée de blocus au niveau de mes contrats

Je profite de votre canal pour dire que ce n’est pas un problème pour Vi-Phint, j’assure tout contrat quel que soit la durée. Le fait que je sois administratif n’est pas du tout un problème parce qu’un administratif travail pour son pays. C’est un sacerdoce pour l’administratif alors que l’artiste représente mieux son pays, donc le travail que je fais ici, si j’ai des contrats, de vrais contrats pouvant me permettre de faire la promotion de mon pays c’est encore mieux. C’est même ça qui est demandé et je crois qu’aucun responsable dans l’administration ne peut empêcher cela. Je profite donc de votre canal pour dire à tous les promoteurs que cela ne constitue pas un problème pour moi, il suffit de dire voilà on a besoin de toi et je suis prêt.

Lyric’ Art : Quels sont vos projets à long terme ?

VI – PHINT : Mes projets c’est vraiment des projets de développement de la musique. Comment arriver véritablement à avoir les moyens pour faire ma musique. En termes de représentativité pour le Bénin, on peut faire de la variété, chacun est libre de choisir ce qu’ils veut mais il faut bien que notre pays soit identifier par rapport à un feeling musicale, un univers. Ça peut ne pas être le Adja mais qu’il y est un univers et c’est ce travail-là que moi je veux vraiment arriver à faire, à développer en mettant ensemble un nombre d’acteurs : le compositeur, l’arrangeur, les instrumentistes, l’agent de maintenance de studio, l’ingénieur de son… ce sont ces gens-là qui impriment l’univers à la chanson et si on arrive à mettre ces gens-là ensemble et les orienter, désormais le Bénin peut avoir son univers en matière de musique comme ce qui se passe en Côte – d’Ivoire, au Congo ainsi de suite.

Donc c’est ce projet que moi j’ai à coeur et j’aime tellement mon pays et je vois tellement de talents dans mon pays que je me demande pourquoi on arrive pas à occuper notre place sur l’échiquier international en matière de showbiz où on voit des évènements, par exemple Island Africa Talent où on n’a pas un béninois. Ce n’est pas parce que les béninois ne savent pas chanter, c’est parce qu’il n’y a pas de visibilité en matière de showbiz, les gens ne voit pas le Bénin. Donc pour ces choses-là, ça ne leur vient pas à la tête de dire on peut aller trouver quelqu’un au Bénin. C’est ça la réalité et pour arriver à régler ce problème, voilà comment moi je vois la chose c’est de mettre ensemble les arrangeurs, les musiciens, les gens qui ont de studio et arrivés à leur donner l’orientation, travailler ensemble, choisir cette orientation et désormais dès que quelqu’un vient faire une chanson on imprime à cette chanson l’orientation que nous aurions choisis et là toute les chansons, bien qu’elles ne vont pas se ressemblé seront dans un même univers. C’est mon vrai projet ça, c’est vrai que ça demande beaucoup de moyen mais je travaille pour ça.

Lyric’ Art : Que pensez-vous de la musique et du showbiz au Bénin ?

VI – PHINT : Le showbiz au Bénin se porte mieux aujourd’hui, depuis l’avènement du ministre TOLEBA, le showbiz a commencé vraiment à prendre au Bénin et moi je suis sûr que dans un prochain avenir notre showbiz aura trouvé le bout du tunnel

Lyric’ Art: Beaucoup de jeune artiste disent que c’est difficile de trouver un producteur au Bénin si vous n’êtes pas femme. Qu’en dites-vous ?

VI – PHINT : Il n’y pas de producteurs au Bénin. Même les femmes ne trouvent pas de producteur, elles se marient. Si vous faites le point vous allez constater qu’il n’y a pas de producteur au Bénin, les femmes qui sont produits par leurs maris, on ne peut pas dire que c’est des producteurs parce qu’un producteur ne produit pas seulement sa femme.

Un producteur produit des artistes tout court, alors que dans le cas d’espèce quand vous faites le point autant qu’elles sont les femmes là dont on dit qu’elles ont des producteurs ce sont des maris qui les produisent. Moi je ne peux pas dire que effectivement ce sont des maris, je ne sais pas si ce sont elles même qui ont leur sous qu’elles utilisent. Donc il n’y a pas de producteur, même pour les femmes il y a pas de producteur et c’est ce que je vous dis les gens ne veulent pas investir dans la production musicale. d’abord au départ un chanteur c’est considéré comme un voyou quelqu’un qui ne veut rien faire « fonlinon dé kpon bo ba nawanoudé a énan no mi non dji han », donc tu vois c’est ça dans la tête des gens et ça fait qu’on a jamais vu le métier de musicien, de chanteur comme un vrai métier. du coup les gens ne pense pas qu’on peut faire des affaires dans ce domaine.

Bon quelqu’un qui a l’argent, des moyens et qui tombent sur une femme qu’il désire bien et cette femme dit moi je veux chanter, «bon c’est ma femme si je veux vraiment qu’elle soit ma femme je dois quand même subvenir à ses besoins» ça c’est autre chose nous n’allons pas parler de cela. Mais de façon professionnel quand on dit on veut faire de la musique ou showbiz ce n’est pas ça c’est un métier et les gens doivent investir parce que dans ce cas quand celui fait c’est sûr qu’il n’attend pas nécessairement en retour, il a fait ça pour sa femme bon, si ça marche c’est bon si ça marche pas il n’y a pas de problème. Les donateurs, il l’y a des gens qui nous donnent de l’argent, c’est vrai, c’est bon mais c’est des gens qui ne veulent pas investir.

Pour se faire plaisir ils prennent un chanteur, on l’aide un peu on lui donne 200 000f CFA, 50 000f CFA c’est bon mais ça n’aide pas le chanteur. Le chanteur a besoin de structure pouvant le supporter et le développé parce que si on développe bien un chanteur et il atteint un certain niveau il devient immensément riche. nous sommes des riches, supposons que moi je sors un album, on le vend à 1000f et on travail on arrive à vendre cet album à 1 000 000 de personnes. J’ai des milliards alors qu’au Bénin nous sommes 10 000 000, mais si on arrive à vendre ne serait – ce qu’à 1 000 000 de personnes c’est – à – dire les 1/10 de la population béninoise un album qu’on vend à 1000f c’est que l’artiste à le milliard ou bien le producteur à le milliard.

Moi je voudrais que vous développiez ces exemples-là dans votre magazine pour montrer vraiment la richesse, les opportunités de fortune qui se retrouve dans le showbiz et que les gens comprennent. Vendre un artiste ne se résume pas à la vente de l’album il y a beaucoup d’autres choses. Donc moi je vous demande de développer ces choses-là, allez chercher dans le showbiz quels sont les sources de revenus c’est – à – dire quand on prend un artiste comme ça quels sont les indicateurs de revenus. Quand je prends un artiste, il sort l’album, il signe un contrat de pub avec une maison, des sociétés, il vend l’album, ainsi de suite. Prenez un exemple, un artiste avec une société et faite un point par mois. Dite aux gens ce que ça fait en matière de revenu pour l’artiste ou pour une maison parce que il faut inciter. Le travail à faire aujourd’hui au niveau des hommes de la presse c’est d’inciter les opérateurs économiques du Bénin à comprendre qu’ils peuvent aussi investir dans ce domaine-là parce que il y a une autre solution pour booster c’est inciter et pour inciter il faut démontrer aux gens qu’ils peuvent gagner en investissant dans le domaine.

Lyric’ Art : Avez-vous un appel à lancer ?

VI – PHINT : Si 1 000 000 béninois achète un album de 1000f, l’artiste a le milliard. C’est donc de demander aux frères béninois comme on le dit en fon « émazahouégbé a afô mèton non zinkin an » ; ce sont eux qui doivent nous soutenir d’abord avant que les autres des autres pays puissent comprendre qu’effectivement ici il y a de la bonne matière. Donc je vais leur demander au plan national de soutenir les artistes béninois et d’acheter les produits béninois, la musique béninoise

Lyric’ Art : Un mot à l’endroit de vos fans ?

VI – PHINT : Les fans ! Je les aime beaucoup parce que sans eux moi je n’existe pas, sans les béninois, sans ceux qui me voient en ville et me salut, ça me permet de croire que je suis en train de faire quelque chose et que les gens peut être aime. Ça me permet de ne pas me décourager, de ne pas baisser les bras, donc je voudrais vraiment les remercier et leur demander d’en faire d’avantage. Si les gens trouvent que je fais quelque chose qui n’est pas bon que les gens me disent. Ils peuvent m’écrire sur mon Facebook ou même en cours de route m’arrêter et me dire attention il y a certaines choses que je n’ai pas aimé et je voudrais que tu fasses ceci et là c’est toujours pour que moi je puisse donner le meilleur de moi-même. Merci à vous aussi, qui travaillez dans le domaine parce que c’est un domaine difficile. quiconque décide d’aller dans ce domaine est en train de faire un sacrifice donc je voudrais vraiment vous remercier pour le travail que vous faites.

Lyric’Art N° 0006 – Décembre 2014, itw : Sofiath OLOFINDJI, Gabriel TCHABI

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