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Entretien : FREDY BORIS AGBLO, « Très peu de Béninois ont accès au vrai cinéma… Toutes les salles sont fermées…, il faut que les autorités accompagnent la jeune génération de cinéaste … »

Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années ! Un proverbe qu’il m’échoit d’user pour parler du désormais célèbre jeune réalisateur et producteur qui fait l’Objet de la présente parution,

Ancien pensionnaire du centre de Formation Vidéo Leader, il décide de se mettre à son compte après un bref passage à la chaine de télévision E-Télé de Parakou. L’Aventure n’as certes pas été facile mais les fruits ont tenus la promesse des fleurs et c’est au Laboratoire de Film  Ouaga Film Lab 2017 que la mayonnaise prendra définitivement.

Frédy Boris AGBLO, puisque c’est de lui qu’il s’agit à ainsi honoré le Bénin et l’Afrique cinématographique en décrochant le Prix « SUD ECRITURE »  avec « Agoodjie », un projet de film de fiction de Félicien ASSOGBA (Bénin), produit par Frédy Boris AGBLO de F-MEDIA (Bénin).

Nous avons l’honneur de le recevoir sur ce numéro pour nous parler de lui, du prix et aussi d’un autre évènement qui se prépare pour le bonheur des cinéastes Béninois et Africains…

Lyric’Art Mag : Bonjour Frédy ! Dites-nous en quelques mots, qui est Frédy Boris AGBLO ?

Frédy Boris AGBLO : né le 9 octobre 1992 ; Je suis  réalisateur et producteur, responsable de la maison de production et distribution F-média.

 Lyric’Art Mag : quelle est a été la teneur de votre parcours en tant que réalisateur ?

Frédy Boris AGBLO : en tant que réalisateur, J’ai à mon actif une série de deux saisons qui a été diffusée sur la chaine nationale de l’ORTB dans la tranche des écrans de FAPA, un court métrage documentaire et un court métrage fiction dont le long métrage est en développement. De la réalisation, je suis passé à la production d’où sont sortis deux courts métrages de Félicien ASSOGBA et actuellement  deux autres longs métrages sont en phase de développement.

 Lyric’Art Mag : qu’est ce qui a motivé votre participation au laboratoire de coproduction Ouaga Film Lab 2017 ?

Frédy Boris AGBLO : ma motivation est partie déjà de  notre participation à la première édition de Ouaga film lab 2016 avec le projet de FADEGNON en tant qu’invité dont Félicien ASSOGBA est le réalisateur. A la deuxième édition, on est repartie cette fois- ci pour compétir avec le projet de film AGOODJIE qui a reçu le prix du SUD ECRITUTRE qui est une résidence d’écriture. Ouaga Film Lab est le premier laboratoire de coproduction en Afrique.

 Lyric’Art Mag : quelles sont vos impressions après cette expérience à Ouaga ?

Frédy Boris AGBLO : juste des sentiments de joie et de détermination pour aller loin dans le domaine cinématographique. Et je pense qu’avec l’aide de la résidence de Tunis, le Film ‘’AGOODJIE’’ verra le jour et fera le tour des festivals dans le monde

Lyric’Art Mag : Avez-vous reçu l’appui des autorités Béninoises pour cette aventure ?

Frédy Boris AGBLO : Non. La preuve, pour la première édition, le projet  ‘’Fadégnon’’ a reçu d’encouragement et des producteurs du nord ont demandés à ce que les autorités accompagnent le projet en nous finançant la réalisation du  court métrage et eux, ils vont coproduire le long métrage. Le dossier a été envoyé dans tous les organes susceptibles de nous aider mais rien jusqu’à ce jour.

 Lyric’Art Mag : quel regard portez- vous sur le cinéma Béninois aujourd’hui ?

Frédy Boris AGBLO : Le cinéma béninois est encore à l’étape embryonnaire. Toutes les salles sont fermées et d’autres transformées en je ne sais quoi. Très peu de Béninois ont accès au vrai cinéma, il peine a décollé. Ce qui amène tous les confrères cinéastes à aller se réfugié en Europe et ailleurs pour émerger dans le domaine.

 Lyric’Art Mag : Selon vous, que faut-il faire pour redorer le blason de ce cinéma qui peine à décoller ?

Frédy Boris AGBLO : Dans un premier temps il faut que les autorités accompagnent la jeune génération de cinéaste au sud et au nord du Bénin dans leur projet de création. Voir dans quel mesure redonné vie aux salles et soutenir des initiatives de festival digne du nom. Revoir la copie des gens qui se disent cinéaste et vont gaspiller l’argent de l’Etat lors des festivals et qui ne sont même pas en mesure d’écrire un synopsis de demi page pour en faire un bon film.

 Lyric’Art Mag : Justement, nous avons eu vent d’un grand évènement dont vous seriez l’initiateur, parlez-nous en ?

Frédy Boris AGBLO : Oui FICPA (festival international du cinéma de Parakou) est né dans ma tête lors de mon dernier voyage en Europe au cours du festival ton court pour l’égalité. L’idée a mûrit à Ouaga Film Lab lors des échanges avec des homologues qui épousent la chose. Sur le projet je suis accompagné de Lamissa OUATTARA du Burkina Faso et de Tshoper KABAMBI de RDC promoteur de FICKIN (Festival international du cinéma de Kinshasa) qui es à sa 4ème édition. FICPA sera comme FICKIN.  Une différence dans ces deux festivals serait la décoration d’un ténor du cinéma africain à chaque édition et le prix spéciale AMAZONE qui récompensera les femmes africaines qui œuvrent pour le développement du cinéma Africain. Je Projette la première édition pour septembre 2018 

 Lyric’Art Mag : Quels sont vos objectifs en organisant cet évènement au Bénin ?

Frédy Boris AGBLO : les Objectifs de FICPA sont énormes :

  • Rassembler les cinéastes du Bénin, d´Afrique et du monde par une activité cinématographique intense.
  • Contribuer au développement du tissu industriel cinématographique du Bénin et de l´Afrique.
  • Renforcer la place et la diffusion du cinéma mondial, de l’Afrique, en particulier Béninoise auprès d´un large public.
  • Créer un cadre d’échange et de rencontre cinématographiques entre les réalisateurs, les producteurs et les différents fonds et programmes de financement, de formations et les entreprises susceptibles de financer le cinéma et les programmes TV en Afrique.
  • Offrir des opportunités de rencontres et formations à l’attention de la jeunesse aux métiers du cinéma et de l´audiovisuel.
  • Faire du cinéma un support d´éducation, de prises de conscience et de transmission de savoir.
  • Faire de Parakou, la capitale du cinéma du Benin en créant une rue du cinéma pour honorer les ténors du cinéma Africain.

 Lyric’Art Mag : Un appel à lancer ?

Frédy Boris AGBLO: l’appel que je lance est que les institutions contactées croient en la chose et nous accompagnent  ainsi que les autorités  de ce pays. Le Bénin en a besoin pour prendre vraiment son  envole sur le plan cinématographique. 

Lyric’Art Mag : votre mot de fin ?

Frédy Boris AGBLO : il faut qu’on comprenne que c’est à travers la culture que notre pays pourra mieux se développé. Croyons-y maintenant

Lyric’Art Mag : Merci et bonne suite à vous !

Frédy Boris AGBLO : Merci à vous

 

Lyric’Art N° 0045 – Octobre 2017, Interview : Sinclair Fadonougbo

Pour lire gratuitement l’intégralité,

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