ASSIDO : Il faut que j’impose le nom ASSIDO à chaque citoyen Béninoisis peu importe où ilil se trouve….

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la culture c’est ce qui nous reste quand on a tout perdu ». Donc la culture est le fondement de toutes choses…

 

Lyric’Art : Bonjour Assido, parlez-nous de vous

ASSIDO : à l’Etat civil mon nom c’est DOSSOU-YOVO Boby Evariste. Mon nom d’artiste est ASSIDO. ASSIDO parce que je suis DOSSOU-YOVO. Comme dans notre dialecte, on dit « AKO » : “AKOTCHE “donc ce sont les références d’une famille à une autre. Quand tu vois un DOSSOU-YOVO et tu dis ASSIDO, il dira Ah ! Tu me connais ; donc les DOSSOU-YOVO sont les ASSIDO à la base. Comme mes références sont par apport à ASSIDO, je me suis dit je vais prend comme pseudo ASSIDO voilà. Je suis artiste compositeur, chanteur, interprète, et je peux dire instrumentaliste parce que je joue aussi du gôta… et je m’essaie un peu à la guitare. Je suis plus vocaliste.

Lyric’Art : depuis quand êtes-vous dans la musique ?

ASSIDO : sincèrement, je ne peux pas vous dire quand je suis dans la musique. Je peux vous dire quand j’ai fait mon premier clip, mon deuxième clip et quand j’ai fait ma première télévision. Mais vous dire quand je suis dans la musique, je ne peux pas. D’abord, j’ai commencé par l’Art plastique, je suis un bon dessinateur. Ma première télé, je l’ai fait en Côte d’Ivoire et c’était par rapport à un dessin que j’avais fait pour une émission de la télévision Ivoirienne (RTI). J’étais le 1er au classement sur le plan national donc… on m’a appelé en direct pour me remettre les cadeaux. J’ai été 1er deux fois en direct. Donc je pense que ma carrière artistique a commencé par là.

Lyric’Art : et votre carrière de chanteur ?

ASSIDO : ma carrière de chanteur a vraiment commencé ici au Bénin à Ouidah dans les années 2002-2003 où j’ai rencontré DEGNON, c’était le groupe AFAFA dans le temps. Non ce n’était même pas AFAFA c’était le groupe DAH’S FLOWERS. J’avais rencontré DEGNON dans mon quartier et on me l’avait présenté comme le petit frère de Rabbi slow, l’artiste. Bon moi étant venu de la Côte D’Ivoire, mais je suis 100% béninois, ma mère est de OUIDAH ainsi que mon père mais moi je suis né en Côte d’Ivoire ; j’ai l’accent ivoirien et c’est la Côte d’Ivoire qui m’a vraiment bercé.

Quand je suis arrivé, je faisais l’art mais je ne savais pas comment côtoyer ni être dans les réalités d’un artiste ; je n’avais pas cette notion. Quand on m’a présenté DEGNON comme le petit frère à Rabbi slow, un artiste, je me suis dit c’est qui Rabbi slow ! Et ils m’ont dit c’est un grand artiste béninois. Tout de suite j’ai voulu rencontrer son grand frère quand DEGNON me disait qu’il est aussi un bon chanteur et, sachant que je viens de la Côte d’Ivoire il voulait étendre son talent. Il me posa des questions sur la Côte d’Ivoire, la musique Ivoirienne, comment ça se passe… et je lui disais juste ce que je savais et ce que j’entendais autour, c’est comme ça qu’on a commencé par travailler. Un jour il m’a présenté VIDEGLA qui était dans son établissement. Il était dans un groupe de Rap et c’était lors d’une compétition de Rap qu’il avait repéré VIDEGLA comme un bon rappeur. Alors il l’a approché il lui a proposé sa vision de former un groupe de peut-être 6 personnes parce que c’était la période des groupes majoritaires, les Ardiess, H2O, frères de sang… ceux-là qui avait le vent – en – poupe dans le temps, c’était à ceux-là qu’ont voulaient ressembler. C’était forcément en groupe qu’on pouvait vraiment faire nos mythes. Donc on a recruté des gens de parts et autres et on faisait six. C’est donc au cours du cheminement que les autres sont partis et il n’est resté que trois.

À trois, on s’est dit : comme c’est avec les autres on a formé le groupe DAH’S FLOWERS, il ne serait pas bien de continuer avec ce nom. Donc le mieux c’est de changer le nom. DAH’S FLOWERS signifie les DAH du slow. Maintenant, on a voulu un nom qui pourrait être compris de tous les béninois. C’est Donc DEGNON qui a trouvé le nom AFAFA et on a validé et puis on a fait notre premier studio. D’abord on a commencé par le featuring. On a posé des coeurs sur l’album de Rabbi Slow. Vous connaissez le morceau « Fifa wè mi biô nù… », DEGNON a fait un rap et moi j’ai fait le Taou et dans le temps ça avait vraiment marché. On a aussi fait les morceaux comme « Sympa » et « Raïssa ». Notre carrière a vraiment commencé là. C’était notre premier contact avec le publique en ce qui concerne le côté sonore. Donc c’est à partir de ces moments que les producteurs se sont intéressés à nous : “ Mais c’est qui ces petits-là qui font bien les répartitions ? “. C’est comme ça que l’ex manageur de SAKPATA Boys qu’on appelle GOGOYI Akouagnon Prospère, nous a lancé un appel par l’intermédiaire de leur grand frère Rabbi Slow et on l’a rencontré. Tout de suite il nous a dit qu’il va nous produire. Dans le temps si tu avais un producteur ou si un producteur t’avait repéré, c’était énorme. Ce n’est pas aujourd’hui où ça fait peur tout et tout ; avant c’était bien. C’est comme ça qu’on a travaillé avec lui et c’était notre premier album “MEDESSE“

Lyric’Art : pourquoi avez-vous choisi une carrière solo ?

ASSIDO : savez-vous, dans la vie on murit ; tout le monde est appelé à utiliser ou à bien exploiter l’intellect que Dieu lui a donné. Nous avons des réalités dans le pays. Vous avez envie que tout le monde aille bien mais à l’intérieur il peut avoir des insuffisances, des disfonctionnements. Il peut avoir peut être… et pour nous, par apport à nos calculs, on a pris le contre et le pour et on a fait ce que doit faire quelqu’un pour montrer qu’il grandit. Nous sommes encore jeune et il faut gagner notre jeunesse, il faut gagner du temps. Alors pour gagner du temps par apport à notre analyse, nous avons compris que pour une carrière solo, il nous serait plus bénéfique que d’être en groupe c’est pour cela. Vous savez, on dit : ensemble on est fort mais il y a plusieurs manière d’être ensemble. C’est vrai que je fais une carrière solo mais je travaille toujours dans un ensemble.

Lyric’Art : êtes-vous toujours dans le groupe AFAFA ?

ASSIDO : une chose est claire le groupe n’était pas disloqué. Le groupe existe mais on a pris l’option de la carrière solo ; genre tu as ta famille mais tu es appelé à te marier un jour et tu seras appelé par le nom de ton mari. Mais celaplus de ta famille. Donc c’est comme ça chaque étape dans la vie et c’est par apport aux circonstances qui s’opposent à nous. ASSIDO travaille toujours avec une maison qu’on appelle « lym pro » de Willy Mignon. J’ai un cadre pour les compositions, pour les arrangements. C’est avec des gens que je travaille et c’est avec les gens que je suis ensemble. Donc quand on dit ensemble il ne suffit pas d’être dans un groupe. Donc c’est une clarification que j’apporte, genre c’est comme ça ma carrière solo a commencé avec le morceau « NOUBADABADA » et « diÒvi fannan fannan » qui est toujours d’actualité dont j’ai rajouté le morceau « respect » et c’est comme ça je pense sévir de single en single jusqu’à ce que euh ….

Lyric’Art : si chaque membre du groupe AFAFA décide une carrière solo cela voudrait dire que le groupe n’existe plus ! Ou le groupe AFAFA prévoit il sortir encore un album ?

ASSIDO : oui c’est possible on ne dit jamais jamais donc tout est possible.

Lyric’Art : pour le moment le groupe AFAFA existe-t-il ?

ASSIDO : oui c’est par apport à certaine réalité que nous avons choisi, on ne dirait pas qu’il n’existe plus mais on l’a mis en stand-by d’abord parce qu’on ne peut pas mettre deux doigts dans une même narine. On ne peut pas dire qu’on serait en train de faire des albums AFAFA et chacun serait en train de faire sa carrière solo ; ça va demander plus d’énergie et sincèrement ce serait inutile. Ce serait de l’énergie disloquée, c’est-à-dire gaspiller. Donc on s’est dit mettons en stand-by le groupe et continuons avec la carrière solo et quand on sera à une étape donnée on reviendra parler d’AFAFA.

Lyric’Art : est – ce à cause d’une mauvaise influence dans le groupe ?

ASSIDO : non pas avec le groupe c’est ce que j’essaie de te faire comprendre. Moi je n’ai pas de soucis avec mon groupe. Chaque membre du groupe AFAFA n’a aucun problème avec le groupe. On a de problème avec les réalités du pays. Vous connaissez dans quel pays nous sommes, même dans votre domaine. Donc à un moment donné on a fait nos expériences, maintenant il faut qu’on ait une femme, des enfants et des projets à nourrir. Quand un fardeau est très lourd, il faut essayer de l’amoindrir parce qu’on dit même si tu n’es pas intelligent il faut être malin donc c’est ça que ASSIDO suit actuellement.

Lyric’Art : pourquoi avoir choisi ce type de musique ?

ASSIDO : ce type de musique vous savez, ASSIDO a toujours été tendance, moi j’adore la tendance même dans le groupe AFAFA, je pense que si vous faites vraiment attention à nos éléments du groupe ou à mes interventions dans les morceaux, vous allez voir que j’adore beaucoup frimer et ça part de tout ce qui est actuel. Moi je veux être toujours jeune même jusqu’à 90ans. Pour rester jeune, il faut côtoyer tout ce qui est jeune que ce soit dans la mentalité, dans la nourriture, dans les véhicules et dans les fréquentations. Je ne dis pas…d’abord dans mes termes il n’y a pas de vieux. Moi je n’aime pas qu’on dise « celui-ci est vieux, celui-ci est jeune ». La jeunesse c’est tout ce qui est la créativité, c’est le renouvellement, la régénération et moi c’est mon champ de batail. C’est pourquoi j’ai choisi ce style de musique c’est pour rester actuel, jeune.

Lyric’Art : quels messages véhiculez-vous à travers vos morceaux ?

ASSIDO : mes morceaux ! C’est comme on le dit souvent, ce sont nos vécus quotidiens. Vous allez remarquer que j’ai plus embrassé le côté de l’amour, défenseur des femmes ces derniers temps. Vous avez vu le clip que j’ai fait avec Pélagie, prenez soins de vos femmes sinon il y a toujours quelqu’un à côté qui en langui aussi Je prends “diÒvi fannan fannan“ où j’ai dit à une femme que moi je suis prêt à tout lui donner, toute ma fortune et resté les poches vides.

Et le “noubadabada“ qui stipule le bon comportement dans la société. Quelqu’un qui se comporte mal dans la société peut finir mal. Quand on est jeune, on se bat pour réussir, pour que quelqu’un soit fière de nous demain ; et que demain nous soyons une opportunité pour d’autre personne. Donc comme ça il faut faire de bonne chose pour que quand quelqu’un se rend quelque part en ton nom que ça lui facilite l’accès et lui offre des avantages. Donc dans “noubadabada“ je demande aux jeunes de bien se comporter dans la société. Il y a beaucoup de choses dans la vie qu’on peut faire ! Ne pas seulement braquer les gens, voler les motos etc.….

Dans le dernier morceau du titre “respect“ je dis aux jeunes de se respecter et de respecter leurs aînés et aux aînés de se respecter et de respecter les jeunes, de savoir se tenir face aux jeunes. Quand on te gifle et que tu répliques, on ne saura pas qui est fou entre vous. Donc que ça soit jeune ou aîné c’est le respect en toute chose. C’est pour l’équilibre de la société que chacun reconnaît sa place sociale et serviable vis-à-vis des autres et c’est ensemble qu’on construit un pays.

Lyric’Art : à quand le lancement de votre album ?

ASSIDO : c’est pour très bientôt. C’est vrai que je n’ai pas une date officielle, le plus important pour moi c’est d’abord ce que je vis. Ce que je vis, c’est vrai les gens ne connaissent pas le nom ASSIDO, ils connaissent AFAFA. Il faut que j’impose le nom ASSIDO à chaque citoyen béninois ; peu importe où il se trouve, qu’il ait une image d’ASSIDO, donc c’est ce que je suis en train de poursuivre actuellement à travers mes singles que je suis en train de vous balancez un à un jusqu’à ce que je sois sûr que partout où je passe je sois une carte d’identité pour moi-même. Donc c’est d’abord mon objectif. La sortie de l’album est peut-être pour cette année mais pour l’instant c’est dans les mains de Dieu. Mais je ne vais pas me coucher et dire que c’est Dieu qui va me faire cela. Comme lui-même l’a dit, « met ça aux genoux et je te le mets sur la tête » donc je suis en train de le mettre aux genoux.

Lyric’Art : avez-vous d’autre activités à part la musique ?

ASSIDO : bon ! C’est vrai que j’ai des business que je fais autour, mais je ne peux pas les énumérés ici. J’ai des trucs un peu partout dans la ville.

Lyric’Art : dites-nous au moins une activité à part la musique

ASSIDO : non je ne vais jamais faire ça. Vous aurez le temps de les découvrir, une chose est clair rien ne se cache.

Lyric’Art : quels sont les difficultés que vous rencontrez ?

ASSIDO : les difficultés de tous les jours et de tout le monde. C’est d’abord les difficultés financières. C’est vrai que j’ai les moyens pour réaliser mes projets à court terme. Mais on a toujours des ambitions, de plus grandes ambitions. On a envie des trucs énormes donc il faut amasser peu a peu jusqu’à atteindre le but. Donc c’est la réalisation des grand projets qui met un peu du temps parce que financièrement et aussi il faut avoir des relations or pour avoir des relations ce n’est pas facile. Donc à part ça….

Lyric’Art : que pensez-vous du showbiz béninois ?

ASSIDO : le showbiz béninois, bon il est là mais les choses ne sont pas bien structurer. Il y a un peu du désordre. Il y a moins d’intérêt des acteurs politiques donc le showbiz béninois n’est pas bien structuré comme dans d’autre pays. Quand je prends les télévisions, les journaux, les médias, les buvettes… ce sont des choses qui doivent faire gagner à l’artiste. Aujourd’hui on connaît des artistes qui ont connu des succès mais on ne sait pas où ces fonds passent réellement. Mais dans d’autre pays tout est bien clarifier. On a des centaines, des milliers de buvettes dans ce pays mais quand tu y vas pour percevoir ton argent, tu ne vois que peut-être 5 buvettes qui t’accueille. Sous d’autres cieux il y a peut-être des gens qui suivent ce genre de truc avec les artistes. Il y a des avocats, des serveurs qui enregistrent. Donc il y a beaucoup de chose qui manque du côté peut-être des institutions qui sont chargées de gérer ce genre de chose. Il y a un effort qui est en train d’être fait. Dans les années antérieurs il n’avait pas le milliard culturel mais aujourd’hui il y a le milliard culturel même s’il n’est pas consistant parce qu’il y a toujours beaucoup de chose à faire. Il y a le milliard qui a été voté, certains en bénéficient déjà mais qui en bénéficie vraiment ? Jusque-là, la musique béninoise ne se porte pas bien, je peux dire que la musique béninoise n’est pas bien organisée elle bat – de – l’aile.

Lyric’Art : est-ce que la musique béninoise peut nourrir son homme ?

ASSIDO : oui la musique béninoise nourrit son homme moi je vis de ça mais pas uniquement de ça j’ai des business comme je vous l’ai dit. Si tu fais de la bonne musique.

Lyric’Art : êtes-vous toujours dans le groupe AFAFA ?

ASSIDO : une chose est claire le groupe n’était pas disloqué. Le groupe existe mais on a pris l’option de la carrière solo ; genre tu as ta famille mais tu es appelé à te marier un jour et tu seras appelé par le nom de ton mari. Mais cela « la culture c’est ce qui nous reste quand on a tout perdu ». Donc la culture est le fondement de toutes choses qui intéresse le peuple, tu vas écouler tes produits, tu seras sollicité pour faire des spectacles. Mais si tu fais des trucs qui n’intéressent personne tu vas trimer en vain. Donc la bonne musique béninoise nourrit l’artiste.

Lyric’Art : que pensez-vous de des rumeurs qui disent qu’au Bénin on devient artistes lorsque l’école n’a pas marché ?

ASSIDO : oui tu sais j’aime tellement cette question car j’ai une manière d’y répondre. J’ai quelqu’un… tous ceux qui sont venu vers moi et qui pense que la musique c’est quand on a tout perdu, je les mets en face et je leur dis de me faire un morceau a succès et qu’on le balance sur les chaînes. Trouve de l’argent, Va en studio et fait un morceau. Mais ils n’y sont pas arriver. Ils y en a qui m’ont défié et fait des morceaux qu’ils ont mis sur des chaines, je te dis qu’ils ont encore rendu malade d’autres personnes parce que quand tu chantes mal ou quand tu ne sais même pas ce qu’on appelle chanter, quand tu composes des bêtises tu rends malade le publique. Quand la qualité du son est mauvais tu rends malade un être humain, quand tu chantes à côté de lui il dira : « min détè kagni min élÒ, ountè badÒ wè ékadé, mahou ni nanbè la ». La musique est une science, c’est en truc spirituel, c’est trop grand, le son s’apprend. Il faut que chacun sait de quoi il s’agit parce qu’on prétend que quelqu’un qui étudie, qui a des diplômes et qui trouve un emploi, c’est lui qui travail. Aujourd’hui, dans tout ce que l’on fait on retrouve la musique. Quelqu’un qui te dit que la musique c’est pour les bandits, quand tu fouilles son portable tu ne vas y trouver que des téléchargements des artistes ; même quand il travail, il met de la musique. Donc chacun est dans son rôle. Imaginez-vous ce monde sans musique ? La musique réunit les peuples. C’est un moyen de communication pour pouvoir faire des sensibilisations dans nos différents pays. Je connais des salariés qui sont à 75 000f CFA le mois ; même à 25 000 f CFA.

Lyric’Art : Et pourtant le SMIG est à 40 000F CFA ?

ASSIDO : oui 40 000F CFA sur papier. Mais dans la réalité ? Quand tu soufre, tu n’as pas d’emploi et tu vois la personne et il te dit ; tu vois le SMIG est à 40 000F CFA mais moi je ne peux que te payer 30 000F CFA si tu es d’accord tu restes mais dans le cas contraire tu laisses, et il y en a qui reste. Bon on va en parler légalement; quelqu’un qui gagne 40 000F CFA et qui voit un artiste comme Michael JACKSON, quel travail est mieux? Donc arrêtons de distraire nos enfants, faisons des discours logiques. Des discours qui rapportent, des discours qui peuvent aider chacun à gérer sa génération, aider ses parents et puisse vivre de ce qu’il fait. Donc en matière de musique il y a de bonne chose. Donc c’est ce que je peux apporter comme éclaircissement.

Lyric’Art : avez-vous suivit une formation dans le domaine de la musique ?

ASSIDO : dans le domaine de la musique, j’ai appris à jouer la Guizard et je sais transcrire aussi.

Lyric’Art : quels sont vos projets à long terme ?

ASSIDO : j’ai toujours rêvé d’être président de la république du Bénin. Oui parce que tout le monde peut être président donc c’est dans mes projets à long terme. Je veux d’abord me faire connaître à court terme, faire connaître le nom ASSIDO qu’il soit une source de richesse, une référence pour la société et ce serait à travers les morceaux, les bonnes oeuvres que je fais. On a peut-être envie de créer des fondations pour aider nos jeunes frères qui sont dans le besoin tout et tout. Mais pour l’instant je suis en train de réaliser un album que je vais peut être lancé bientôt mais là je suis en train de passer de singles en singles, je suis toujours au studio et quand l’album serait prêt alors on va penser à des tournées.

Lyric’Art : quels conseils pouvez-vous donner à la jeunesse qui veut aller à la musique ?

ASSIDO : je dirai que la musique est une très bonne chose mais en même temps il faut aller à l’école. En faisant la musique on peut toujours continuer ses études parce que le monde évolue très vite. Tu dois pouvoir transcrire ta musique. C’est comme les formules mathématiques. Quand on dit qu’on veut monter un mur, on veut faire de la topographie c’est à partir de certaine formules qu’on pourra joindre ça ou ça pour qu’on trace une ligne. Donc la musique aussi s’écrit, elle se lit, tu dois aller normalement à l’école. On a vraiment besoin d’être mûr dedans intellectuellement pour faire évoluer les choses. Donc la musique aussi s’écrit, se lit. Il faut Donc apprendre à écrire, à lire d’abord la musique par l’enseignement générale. Ils doivent aller normalement à l’école et chaque fois que tu évolue tu continues ta musique, ça n’empêche pas, parce que aujourd’hui c’est l’ordinateur qu’il faut toucher, demain il y aura beaucoup d’autres choses : c’est la révolution des technologies donc il faut se mettre au pas.

Lyric’Art : un mot à l’endroit de vos fans

ASSIDO : je vais d’abord les remercier parce qu’ils ont accepté malgré eux ma carrière solo. Ça n’a pas été facile dès le départ parce qu’il y a des gens qui veulent toujours le groupe AFAFA. Mais la 1ère des choses, ils ont fait une participation à ma carrière solo et on a des appels de parts et d’autre. Donc je vais leur dire d’abord merci. Merci pour les appuis des fans club, merci aux jeunes qui ne vivent que pour moi, merci à tous ceux qui continuent de m’encourager et que Dieu les bénisse.

Lyric’Art : avez-vous un appel à lancer ?

ASSIDO : je vais demander aux autorités du pays hein, pas seulement du côté de l’art mais la charité bien ordonné commence par soit. Ils n’ont qu’à faire un grand effort envers les artistes pour donner plus de la valeur à la culture. Parce qu’on dit en Afrique, « la culture c’est ce qui nous reste quand on a tout perdu ». Donc la culture est le fondement de toutes choses. Les Américains ont vite compris et ils ont donné la valeur et les moyens à leurs artistes de pouvoir nous conquérir, nous envahir donc donnez-nous aussi les moyens d’imposer notre pays. Il n’y a pas d’emploi dans le pays, un artiste peut engager des gens du moment où il arrive à les payer. Il faut quand même un soutien. Pour pouvoir régulariser, il faut un statut de l’artiste. Bon je pense qu’il y en a déjà. Il faut en faire maintenant quelque chose de bien. Il faut qu’il y ait des artistes à l’Assemblée Nationale. Il faut qu’on arrête de voir l’art comme un truc de dépravé, comme quelqu’un qui n’a pas le sens de la vie. Donc il faut en faire un truc institutionnel vrai.

Lyric’Art : votre mot de fin

ASSIDO : je dis merci à tout le monde et puis bisous à tout le monde et que Dieu vous bénisse, qu’il bénit le Bénin, qu’il Bénisse l’Afrique et le monde entier.

Lyric’Art N° 0003 – Sept. 2014, itw : Sofiath OLOFINDI, Habile OLOFINDJI

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